Numéro Spécial FRANCHISE réalisé en partenariat avec la Fédération Française de la Franchise – FFF

Focus Immobilier : Olivier Alonso, fondateur de NESTENN
Sept 2021

« La franchise répond parfaitement au besoin de partage, d’accompagnement, d’entraide. »

Le groupe Nestenn ambitionne de compter six cents agences immobilières d’ici 2023. Il mise notamment sur l’innovation et la qualité de service pour séduire les nouvelles générations. Explications d’Olivier Alonso, son fondateur.

Comment est né Nestenn ?

Le groupe Nestenn, que j’ai fondé, est issu de la fusion des marques Solvimo et Avis Immobilier. Il compte désormais 420 points de vente en France, Guadeloupe, Nouméa, Réunion mais aussi à l’international, sur l’île Maurice, aux États-Unis, au Portugal, et bientôt en Espagne. Nos franchisés sont des agents immobiliers spécialisés en transaction, location ou en gestion et qui veulent prendre une franchise, ou des cadres dynamiques qui, suite à un licenciement, une rupture conventionnelle ou un changement de parcours personnel, souhaitent monter leur affaire. On les aide à créer leur agence immobilière de A à Z, dans laquelle ils manageront quatre à huit personnes environ. Nous sommes agréés Centre de formation et nous formons nos franchisés sur toute la France. Plus de 2 000 personnes travaillent chez Nestenn.

Qu’a changé le Covid pour vous ?

Nous avons peu souffert au cours de cette période, enregistrant une baisse de chiffre d’affaires de 4 % seulement. Les Français ont continué à vouloir consommer de l’immobilier. Nous sommes en effet sur un métier de besoin, car il y a toujours des divorces, des décès, des couples qui se forment, des personnes qui perdent leur emploi, changent de travail ou de région. Le Covid a surtout été un accélérateur en matière de nouvelles technologies.

C’est-à-dire ?

Alors que beaucoup d’agences prennent encore rendez-vous chez le notaire pour signer l’offre d’achat ou le compromis de vente, chez Nestenn nous avons numérisé toute la chaîne de tâches administratives liées aux transactions, pour l’ensemble de nos franchisés. Nous pratiquons, ainsi, la signature électronique, qui représente un gain de temps considérable pour les intervenants. On a également développé les visites virtuelles, les vidéos. Vous habitez Paris, et recherchez un appartement en Normandie, ce nouvel outil permet de voir le bien à distance, de façon très précise, et éventuellement de faire une proposition d’achat sans déplacement. C’est particulièrement apprécié des investisseurs. Le temps entre la recherche et la transaction se raccourcit. Par ailleurs, nous avons créé un outil interne permettant à nos franchisés, sur un simple clic, d’afficher des posts préprogrammés, autour de l’actualité. Pour faire de la prospection sur tous les réseaux sociaux.

Les façons de travailler changent avec le rajeunissement des franchisés ?

Oui. Par exemple, nous travaillons beaucoup avec LinkedIn, et de plus en plus sur Instagram. On s’intéresse également à TikTok, car l’influence des enfants sur leurs parents ne doit pas être négligée. On se met à la page. Nous essayons de moderniser notre métier, d’essence plutôt traditionnelle, avec les nouvelles technologies. En revanche, nous ne croyons pas au tout digital, sans point de vente. Les particuliers ont aussi besoin d’être rassurés, notamment avec le fait que nous faisons visiter leur bien en journée, et que donc nous détenons souvent les clés.

Avoir une bonne visibilité est capitale…

Absolument. Dans 70 % des cas, les gens essaient de vendre leur bien seul, sur le Leboncoin, notamment. Huit semaines après, les deux tiers contactent une agence immobilière : pour cela, beaucoup vérifient la réputation des professionnels de l’immobilier autour de chez eux. Au siège, nos community managers traitent les avis clients pour l’ensemble de nos franchisés. C’est un travail important, qui doit être maîtrisé, sous peine de voir sa marque dégradée. Avec le Covid, nous avons, en outre, supprimé toutes nos cartes de visite papier. Elles sont électroniques et peuvent être directement enregistrées dans les contacts du smartphone. S’adapter rapidement est essentiel dans notre univers.

Quels sont vos objectifs en termes de développement ?

Dans les douze prochains mois, nous allons ouvrir une agence par semaine. Pour fin 2023, l’objectif est d’atteindre un parc de 600 agences. On investit dans l’innovation car on sait bien qu’il faut travailler sur les nouvelles générations. Les gens lisent de moins en moins, nous introduisons donc davantage de vidéos. Par ailleurs, nous avons mis en place une conciergerie. Avec des conseils sur l’achat de cartons, sur la qualité des opérateurs de téléphonie selon la localité. Nous accompagnons aussi nos clients au sujet du crédit immobilier, et leur proposons une mise en relation avec des courtiers.

Quel est l’avantage d’avoir un réseau ?

Pendant le Covid, beaucoup d’agences indépendantes ont fermé parce qu’elles n’étaient pas outillées, elles n’avaient pas d’aide. Chez Nestenn, aucune agence n’a fermé. Aujourd’hui, il est compliqué de ne pas faire partie d’une organisation, au sein d’un monde complexe. On s’aperçoit, par exemple, que les petits commerçants aiment davantage se regrouper en associations. C’est dur d’être seul. La franchise répond parfaitement à ce besoin de partage, d’accompagnement, d’entraide. Nous donnons des armes à nos franchisés pour leur éviter de commettre des erreurs tout au long de leurs parcours. Au sein de notre réseau Nestenn, certains indépendants de l’immobilier qui sont venus chez nous ont doublé, voire triplé leur chiffre d’affaires. On est plus forts à plusieurs !

©Nestenn